Accueil > Actualité > Actualité patrimoniale > La palettes des prix des maisons de vacances du bord de la mer selon Barnes

La palettes des prix des maisons de vacances du bord de la mer selon Barnes

10-07-2014
Le rêve de détenir une maison de vacances deviendrait donc plus accessible. Et pourtant, l’an passé, peu de ménages se sont intéressés au marché des côtes. 
 
Il y a toujours peu d’acquéreurs et de plus en plus de vendeurs, les stocks de biens à vendre gonflentLa tendance baissière amorcée il y a cinq ans se poursuit. En 2013, le prix des maisons a reculé dans 60 des 100 localités étudiées. Parfois fortement : 25 villes affichent une baisse de plus de 15 %. Sur cinq ans, un quart des stations accusent des replis supérieurs à 20 %..
 
Le budget nécessaire pour s’offrir un pied-à-terre reste important. Le tarif médian d’une maison sur le littoral atteint 261 000 euros dans le Morbihan, 240 000 euros en Loire-Atlantique ou 180 000 euros dans les Côtes-d’Armor .
 
Sur le littoral, la majorité des acheteurs sont des seniors à la recherche d’une maison de vacances à transformer en résidence principale au moment de leurs vieux jours.  Les étrangers, eux, ne sont toujours pas revenus. L’âge moyen des acquéreurs ne cesse d’augmenter et dépasse désormais la cinquantaine  Les Anglais ont déserté le marché depuis longtemps ; aujourd’hui, la quasi-totalité de nos acheteurs sont parisiens .Les italiens ont plutôt tendance à vendre les propriétés achetées il y a quinze ans, et les russes préfèrent aujourd’hui louer des propriétés somptueuses, plutôt que de s’acheter une villa à entretenir à l’année.
 
Dans le bas de la fourchette de prix, le marché commence à frémir. A l’autre extrémité, les biens dits d’exception trouvent preneurs, à condition que les prix soient ajustés  Entre 400 000 et un million d’euros, c’est beaucoup plus difficile le marché est morose.

 En bord de mer, les maisons s’abîment plus vite à cause des embruns, mieux vaut donc prévoir un budget annuel correspondant à 4 % de la valeur de la maison
 
La vague n’épargne aucun coin de plage. Même les spots prisés – Biarritz, Honfleur, Lège-Cap-Ferret, La Trinité-sur-Mer… – sont touchés. La tendance est la même pour les appartements : sur la façade ouest, seules dix-huit villes affichent, encore, une progression de tarifs depuis 2009. 
Le marché des résidences en bord de mer est à l’aune de la société française. Il reflète les changements d’aspirations de nos contemporains, les évolutions de leurs moyens financiers. Il donne aussi une indication de leur âge. Bien sûr, ce marché traduit également la nouvelle donne imposée par la conjoncture  économique internationale.
Guethary (2).png
 
S’agissant des évolutions sociétales, de Deauville à Porto Vecchio, les collaborateurs de BARNES  dressent sur tout le littoral le même constat : la notion de maison de famille est en désuétude. Les biens ne restent plus dans le même patrimoine pendant cinquante ans et plus.

Au contraire, la rotation s’accélère. Sur la côte basque, par exemple, les biens changent de propriétaires tous les cinq à dix ans.
Autre évolution dans les souhaits manifestés, la résidence secondaire peut devenir principale.
 
La tendance est notamment constatée aux abords d’Arcachon, du Pyla et du Cap Ferret, ainsi que de Biarritz.

De fait, sur l’ensemble des côtes, les transactions se révèlent très souvent réalisées par des chefs d’entreprises qui réinvestissent une partie du fruit de leur cession. Ce phénomène est particulièrement constaté à Saint-Tropez où avec cette population, le marché reprend doucement après une certaine atonie.

Ces nouveaux retraités argentés contribuent évidemment à augmenter l’âge moyen des acquéreurs. Cette tendance lourde est cependant atténuée par des profils atypiques : riches traders français exerçant à Londres ou Singapour, cadres dirigeants expatriés dotés d’un pouvoir d’achat exceptionnel.  

A Deauville, les vendeurs intransigeants préfèrent retirer leur bien du marché en  attendant la reprise. Mais cette dernière pourrait se révéler hypothétique si l’offre ne se met pas au diapason de la demande. Faute d’adéquation, des biens se retrouvent sans acquéreur sur la côte normande depuis plusieurs années.

La palette des prix :

- Deauville : entre 400 et 800 000 €. Peu de transactions à des prix supérieurs à 1 million d’euros.
- Arcachon, Pyla, Cap Ferret : entre 700 000 et 2,5 millions d’euros
- Côte basque : entre 500 000 et 1,5 million d’euros. Une transaction à plus de 5 millions d’euros pour une maison Art Déco vue mer et golf.
- Provence et littoral : entre 800 000 et 1,5 million d’euros.
- Cannes : entre 15 000 et 20 000 € le mètre carré pour les appartements. Prix des - villas entre 700 000  et 95 millions d’euros !
- Saint-Tropez : entre 1 million et 14 millions
- Corse : preuve d’une montée en puissance spectaculaire vers le luxe, une villa vendue 5 millions d’euros à Porto Vecchio.
 
 
 
StTropez (2).png
 
 
 



Soyez le premier à commenter cet article
Merci de vous connecter afin de rédiger un commentaire :
Nom d'utilisateur : Mot de passe :
Mot de passe oublié ? Se souvenir de moi
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire.
Vous n'êtes pas encore membres ? enregistrez vous
 
< Précédent   Suivant >

Articles les plus lus