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L’immobilier de bureaux et la région parisienne retiennent la faveur des investisseurs des OPCI

25-11-2013

La Direction de la Gestion d’Actifs de l’Autorité des Marchés Financiers a mené une étude sur les OPCI à partir de statistiques annuelles recueillies auprès des sociétés de gestion afin d’établir un bilan portant sur les encours, l’endettement, les frais et la répartition et la nature des actifs immobiliers.

Les statistiques figurant dans cette étude s’appuyant sur des données déclaratives, il existe toujours un risque d’erreur non vérifiable. Les chiffres sont donc donnés à titre indicatif et doivent être traités avec vigilance.

La quasi totalité des créations d’OPCI ont pris la forme de SPPICAV. Toutefois, en mars 2012, le premier FPI a été agréé sous la forme d’un OPCI à règles de fonctionnement allégées sans effet de levier.

L’industrie de l’OPCI a évolué en 2012 de la manière suivante :

– Les encours bruts des OPCI s’élevaient à 26,3 milliards d’euros au 31 décembre 2012, contre 21,3 milliards d’euros au 31 décembre 2011, soit une augmentation de 23%. Le nombre de nouveaux OPCI est en revanche en forte baisse (20 agréments délivrés contre 68 l’année passée)
– On dénombre 157 OPCI en activité au 31/12/2012 contre 146 au 31/12/2011.
– Le nombre de sociétés de gestion ayant un programme d’activité pour l’immobilier est passé de 49 en 2011 à 60 au
31 décembre 2012.

Au cours de l’exercice 2012, 20 nouveaux OPCI ont été agréés dont :

- 16 OPCI RFA avec effet de levier

- 4 OPCI RFA sans effet de levier

Le nombre d’agréments délivrés est donc en nette diminution par rapport à l’exercice 2011. Cette évolution est principalement la conséquence de la suppression dans la loi de finance de 2012 d’un avantage fiscal sur les plus-values retirées de la cession d’actifs immobiliers. La baisse du nombre de dossiers d’agrément ne préjuge donc pas d’une désaffection des investisseurs pour ce type de véhicules d’investissement. En effet, de nombreuses créations initialement prévues pour 2012 avaient été finalement avancées au quatrième trimestre de l’année 2011 pour les raisons fiscales précitées. Enfin, un nombre record d’agréments de sociétés de gestion d’OPCI et d’extensions de programmes d’activité à la gestion d’OPCI ont été accordés, ce qui démontre l’intérêt que porte le secteur de la gestion d’actifs pour ce type d’organismes de placement.

Au 31 décembre 2012, on dénombre ainsi 157 OPCI vivants (11 de plus qu’au 31 décembre 2011) gérés par 40 sociétés de gestion (soit 7% des société de gestion de portefeuilles françaises).

Le nombre d’OPCI a peu évolué en 2012, exercice au cours duquel on dénombre seulement 20 agréments contre 68 l’année
précédente. Cependant, cette évolution est due aux anticipations des changements fiscaux intervenus à l’occasion de
l’adoption de la loi de finance pour 2012 et non pas à un désintérêt des investisseurs pour ce type de véhicules. De plus, le
nombre d’agréments et d’extensions de programmes d’activité à la gestion d’OPCI a atteint un niveau record depuis 2008, ce
qui témoigne de l’attrait exercé par les OPCI auprès des sociétés de gestion.

Les caractéristiques des OPCI ont peu évolué au cours de l’exercice 2012 : l’immobilier de bureaux retient toujours (et dans les
mêmes proportions) la faveur des investisseurs, l’allocation géographique des OPCI révèle une fois de plus la primauté de la
région parisienne et la détention indirecte des immeubles est toujours privilégiée.

En outre, les évolutions observées l’an dernier se poursuivent et s’accentuent parfois. En particulier, l’endettement bancaire
recule (de façon spectaculaire pour les OPCI récemment agréés) et les investissements en Province progressent au dépend
des immeubles parisiens.

En revanche, l’année 2012 constitue un tournant pour les OPCI « grand public ». Ceux-ci ont connu un regain d’intérêt puisque
leur encours net total a été environ multiplié par 4 en 2012. Toutefois cette progression substantielle est imputable à seulement
deux d’entre eux dont les encours représentent 69% des encours gérés par ce type de véhicules.

Enfin, au cours de l’exercice 2013, les gérants d’OPCI vont être confrontés aux évolutions prévues par la directive AIFM et aux
mesures de compétitivité qui accompagnent la transposition de cette directive. En particulier, il est envisagé de fusionner les
OPCI RFA SEL et les OPCI « grand public » afin d’accroître la lisibilité de la gamme. Les nouvelles règles de commercialisation
permettront, par ailleurs, de passeporter les OPCI dans les pays de l’Union Européenne à partir du 22 juillet 2013.

Plus d'infos:

ETUDE AMF SUR LES OPCI  




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