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1ère Edition des Conférences de l’Entreprise de l'ANACOFI 21/25 Octobre 2013

02-11-2013

Pour la première fois en France, professionnels et entrepreneurs se sont retrouvés et échangés pendant une semaine Interprofessionnelle traitant d’une problématique nationale, tout en mobilisant àl’échelle d’une région, les acteurs nationaux et locaux. Cet évènement collaboratif, imaginé et piloté parl’Anacofi était  ouvert  dans les Alpes Maritimes sur invitation, aux professionnels et aux entrepreneurs.

La journée inaugurale de cette première édition des Conférences de l’Entreprise a commencé par une ouverture du Président de l’ANACOFI , David CHARLET , qui a souligné la capacité de la région PACA à se mobiliser de manière collective sur les questions du financement de l’entreprise. Les associations et collectivités partenaires (CGPME 06 , UPE 06 , MEDEF 06 , CCI , ville de Cannes ) se sont ensuite exprimées: tous s’accordent à dire que le tissu économique local, particulièrement dynamique, crée un terrain propice au développement des entreprises. L’entreprise au cœur de la société civile, c’est le concept qui est développé par les acteurs régionaux qui œuvrent à l’aide aux entreprises.

La table animée par Jean ROGNETTA a permis des échanges qui ont fourni nombre d’éléments de réflexion quant àla manière d’accompagner une entreprise et comment la financer. Cette première table ronde aura été l’occasion de rappeler que 70% des entreprises en France ont besoin de financement et que les statistiques ne semblent pas,pour des raisons assez facilement compréhensibles, correspondre à ce que les dirigeants des TPE/PME ressentent.

Cinq moyens de financement ont été identifiés et balayés rapidement :

- Le crédit sous toutes ses formes ;

- L’utilisation des obligations;

- Le financement par les marchés boursiers ;

- Le capital investissement ;

- La transformation en ressource et l’apport de l’épargne longue.

Les participants ont constaté que 90% du financement externe des entreprises est assuré par le crédit bancaire.Toutefois, on observe un fort ralentissement du crédit, conséquence directe de la crise mais aussi des nouvellesrègles d’affectation des lignes de crédit.

Il a été rappelé que d’autres sources de financement des PME existent et les participants de la table ont ajouté certaines informations. On notera principalement :

- L’existence et l’importance des financements non bancaires tels que le crédit inter-entreprises,

- Le fait que le marché obligataire concerne plutôt les ETI,

- Le fait que l’IBO (Initial Bonds Offering ), reste un phénomène nouveau,

- L’idée que les fonds communs de placement, seraient alternative à l’IBO,

- Le fait que la Bourse (ENTERNEXT ) regroupe 45 entreprises locales, la région étant en 3ème position,

- Le fait que le capital investissement, alors qu’il finance 500 entreprises en France, a beaucoup de difficultés à leverdes fonds aujourd’hui,

- Le fait que, phénomène très français, l’État est un levier direct et indirect au financement des entreprises.

Suite à cette intervention, Daniel HAGUET a rappelé que beaucoup de recherches ont été menées sur le thème des marchés financiers, leur efficience et celle de la valeur en général mais … celles des entreprises enparticulier.

Les derniers travaux, dont sont les prix Nobels d’Économie 2013, ont un impact sur la compréhension de l’épargne et le cycle de financement, notamment celui des entreprises. Il a été rappelé que les marchés financiers servent bien à la rencontre entre l’épargnant et l’investisseur, en passant par un intermédiaire que sont les institutions financières. La nouveauté des dernières études est d’avoir porté un regard sur l’analyse de ce que les marchés financiers sont soumis à des perturbations et réagissent de manière immédiate ou non à toute information.

D’où l’importance d’avoir la bonne information sur les entreprises.

La deuxième journée des Conférences de l’Entreprise, animée par Jean ROGNETTA, s'est placée sous le thème général de «
L’État et le marché régulé au service du développement des entreprises », ou :

- Comment peut-on réconcilier les banques et les entrepreneurs en France?

Le premier élément de réponse a été donné par Olivier VINCENT, Délégué Régional BPI France Côte d'Azur, en précisant que la BPI France , qui a développé des partenariats très forts en régions (PACA notamment), intervient sur des questions de financement de tous les types d’entreprises (financement de la trésorerie ou encore des filièresd’avenir par exemple).

Autre élément de réponse apporté par Marc LANTERI, Directeur de la Banque de France de Nice, et médiateur départemental du crédit pour le 06: la volonté des pouvoirs publics de ne pas laisser un chef d'entreprise en difficulté suite à un refus de financement ou à une situation d’urgence. Dans ce cadre et sous certaines conditions, ilprécise que le chef d’entreprise peut saisir la Médiation du crédit. Depuis sa création, dans les Alpes-Maritimes, 280 entreprises ont fait appel à un médiateur du crédit, 65 millions d’euros ont été débloqués à cet effet, et 70% des dossiers présentés ont abouti à une médiation réussie.

- Comment créer des leviers économiques en tant que mode de financement et soutien aux entreprises?

La Direction départementale des Finances Publiques s’est ainsi exprimée sur les crédits d’impôts: le Crédit d’Impôt Recherche, qui représente 6 milliards d’euros en 2014; le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE), qui est complété par un préfinancement de la part d'Oséo ou des établissements bancaires afin de pallier le délai de mise en place et donc l'absence d'effet immédiat (en 2013, 200 entreprises en ont bénéficié dans les Alpes Maritimes et 10 000 au niveau national); le Crédit d’Impôt Innovation qui représente un soutien aux PME qui engagent des budgets conséquents pour innover. Des solutions sont donc prévues au niveau de la sphère publique pour aider, soutenir et accompagner les PME en difficulté de financement. Cependant, ces solutions peuvent paraitre complexes à mettre en place: des structures privées apportent leur expertise et sécurisent ainsi les projets de demande de financement.

- Comment orienter le financement des entreprises et l’épargne des français?
 
C'est un fait: aujourd'hui, l’investisseur préfère investir dans l'économie réelle locale. Et l’une des 6 mesures du Projet de Loi de Finance 2014 à destination des entreprises est la création du PEA PME. Cela ouvre des perspectives nécessaires pour les PME régionales de mise en relation avec des investisseurs, et l'avantage de créer une nouvelle rentrée de liquidités: selon les statistiques de l’Observatoire de PME Finance, le PEA PME de srait drainer entre 1 et 2 milliards d’euros par an.
 
Le vrai problème sera le coût de la distribution de ce produit, ainsi que l’aspect obligatairequi sera dans un premier temps limité, même si les obligations permettent d’offrir des ressources longues aux PME.On trouve également le contrat euro-croissance, en discussion à Bercy, où l’idée est de mettre en place un compartiment dédié aux PME.

- Comment la Bourse offre-t-elle de nouvelles perspectives aux PME ?

Enternext, qui permet l’introduction en Bourse de sociétés, représente environ 500 sociétés (300 PME et 200 ETI) sur 5000 PME et sur 200 000 sociétés éligibles. Le vrai vivier pour Enternext est les PME et les ETI.La Bourse offre de belles perspectives aux PME, en témoigne Didier Brédy , PDG d’Ekinops (société cotée en Bourse):cela a augmenté la crédibilité de son entreprise par rapport aux investisseurs.

Mais Philippe DARDIER , Directeur Général, Alternativa et Eric FOREST , PDG d’Enternext, s'accordent: toutes les entreprises ne sont pas faites pour être cotées en Bourse, donc pour rentrer dans le PEA PME.

Pour cette troisième journée des Conférences de l’Entreprise, les représentants des organisations d’entrepreneurs et syndicats patronaux (Bernard COHEN HADAD, Président Commission Financement des Entreprises de la CGPME, et Honoré GHETTI pour la CGPME 06, Yvon GROSSO pour l’UPE 06 et le MEDEF 06) ont tout d’abord présenté leurs actions communes de lobbying en faveur des PME. Pour eux, la dynamique entrepreneuriale est bien souvent empêchée, notamment par exemple par le fait que trop de charges pèsent sur les entreprises.

Concrètement, l’UPE 06 a notamment passé des accords avec la Banque Populaire pour favoriser l'application la loi LME, pas toujours respectée par les banques. Par ailleurs, Yvon GROSSO, en rappelant l’action commune de la CGPME et du MEDEF, a évoqué le Projet de France 2020 qui consiste à faire participer tous les territoires sur la vision des entrepreneurs en France pour 2020 et également à créer 1 million d’emploi en 5 ans.

Quel est le rôle des organisations d’entrepreneurs dans l’écosystème local?

Pour répondre à la question, il faut déjà que les acteurs de cet écosystème partagent la même vision de ce qu’est le territoire. Georges FALESSI, directeur du Pôle de compétitivité SCS, fait partie de cet écosystème. Cette structure associative du domaine des technologies, qui rassemble 250 adhérents dans la région PACA, accompagne le monde économique et mesure la compétitivité sur les marchés. Ce Pôle est localement un accélérateur important pour le développement des PME / TPE. Isabelle BOUR, Présidente du CJD Nice, nous a montré que l’écosystème peut être envisagé de manière plus globale, comme cela fut le cas avec la mise en place de Performance Globale. Ce concept tient compte de toutes les parties prenantes de l’entreprise pour rendre plus compétitive l’entreprise et se base plussur l’« humain » par une collaboration entre les TPE / PME et de grands groupes des Alpes-Maritimes, qui les accompagnent tout au long du programme. Grâce à cela, 33 emplois en CDI ont été créés sur la région et environ 1million d’euros ont été réinvestis dans l’économie locale.
 
Comment l’écosystème peut être un atout pour un territoire?

Les intervenants s’accordent à dire qu’il doit être qualifiant, mais aussi qualifié. La réponse est illustrée par le cas de Sophia Antipolis qui est l’un des seuls écosystèmes en France à avoir un technopôle urbain et non urbain. Ils ont aussi rappelé avec optimisme que les atouts majeurs de l’écosystème dans les Alpes-Maritimes sont entre autres la complémentarité des compétences, l’investissement dans l’innovation, sa transversalité, et son anticipation. A contrario, les faiblesses se trouvent dans l’amélioration de la gouvernance, le manque de vision collective et de structuration.En parallèle, le message est lancé : le territoire des Alpes-Maritimes a physiquement la place d’accueillir d’autres projets importants.
L’UPE 06 a ensuite présenté ses actions en faveur de l’emploi et du développement économique durable.
 
Georges DAO, Président de BA06 Accompagnement, a présenté le FCPR Fonds Entreprenarial 06, premier fonds 06 dédié à l’amorçage. Le Fonds a pour objectif d’investir au minimum 70 % de son actif en capital-investissement dans de jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de développement sur les Alpes-Maritimes, en particulier dans les technologies de l’information et de la communication, les services, l’industrie innovante, le e-commerce, la santé, les éco-technologies et le développement durable; et en structurant l’accompagnement qui leur permettra d’atteindre au mieux leurs objectifs. Plusieurs PME innovantes ont localement déjà été financées.On peut constater que le mouvement entrepreneurial local apparait donc comme très dynamique et que le département des Alpes-Maritimes est fortement mobilisé.

Investir dans l’économie réelle dès l’amorçage car il faut croire au développement de l'entreprise

Des fonds ont été créés pour aider les PME innovantes en amorçage pour soutenir leur projet d’entreprises. Jean-François RICHARDOZ, de Créazur (groupe Crédit Agricole), a décrit cette activité nouvelle pour une filiale bancaire. La région PACA a également créé un fonds (Paca Investissement), qui soutient les PME innovantes en amorçage ou endéveloppement. Ce fonds est investi en co-financement avec du financement privé. Beaucoup de PME locales ont été financées par ce fonds.Bruno PAGLIA, de Viveris, avec son fonds R2V, a indiqué qu’agir à l’amorçage c’est ensuite pouvoir soutenir les PME dans leur capital développement. Une fois la phase d’amorçage dépassée, les Business Angel permettent de finaliser d'autres types de financement des PME (depuis sa création en 2002, SBA a investi 25 millions d'euros), et un accompagnement de l’entreprise par la rencontre humaine entre les porteurs de projet et les Business Angel.Les deux mots qui ressortent de ces derniers échanges sont donc l’innovation et l’accompagnement.
 
Un nouveau phénomène prend une place importante dans le financement des TPE/PME : le Crowdfunding.

Thierry MERQUIOL , créateur de Wiseed , a créé sa plateforme de Crowdfunding pour faire face à un besoin: les PME avaient des difficultés à se faire financer, et les investisseurs cherchaient plus de rentabilité, en investissant dans des start-up et des PME locales.La puissance du Crowdfunding se trouve dans ces enjeux financiers (en 2020, on estime que 1000 milliards de dollars seront investis), et également son aspect participatif non négligeable.
Le texte proposé le 30 septembre dernier, en consultation au Gouvernement, propose qu’une SA qui cherche jusqu’à
300 000 euros de financement pourra être financée via des plateformes appelées CIP. Mais PME Finance et l'ANACOFI , en partenariat avec différents intervenants, travaillent à une proposition concrète de place qui seraprésentée au gouvernement et qui vise à améliorer cette proposition de loi. En effet, en l'état la proposition soulève encore des questions et des oppositions de certaines parties.
Le Crowdfunding étant un investissement direct via Internet, Maître Hubert de VAUPLANE rappelle l’importance de protéger l’épargnant du fait de ce véhicule de financement.

La 4ème journée des Conférences de l’Entreprise, ayant pour thème l'analyse du besoin en financement et solutions haut et bas de bilan a débuté par une intervention optimiste de David LISNARD, Premier adjoint au Maire de Cannes,délégué au développement économique, et Conseiller Général : la France est un pays où la liberté entrepreneuriale est en bonne santé.En amont, nous abordons les mesures administratives et juridiques de prévention des risques entrepreneuriaux.
Pour réhabiliter l’entreprise, il faut commencer par prévenir intelligemment le risque. C’est le principe de précaution. Pour une PME, cette précaution implique le fait d’avoir accès au bon financement (le capital-risque, les Business Angel, les collectivités,…) en passant par le bon interlocuteur.

La prévention des risques se situe:

- en matière d’investissement. La région PACA mène une politique de soutien aux entreprises avec les dispositifs labellisés « PRIDES », dont les financements portent par exemple sur des actions collectives telles que lesformations.Florent ZARIATTI, du Service Appui aux entreprises du Conseil Régional, a présenté d’autres outils créés par la Région PACA. Par exemple, il y a le fonds de garantie « JEREMIE », qui facilite l’accès au crédit pour les PME, et dontl’objectif est de faire effet de levier sur le financement bancaire.

- en matière de trésorerie. Le vice-Président du Tribunal de Commerce de Cannes, Eric ASTEGIANO, a rappelé un élément peu connu: le rôle préventif du Tribunal de Commerce concernant les difficultés rencontrées par lesentreprises. Il constate que les chefs d’entreprise viennent bien souvent trop tard, sans qu’une procédure collective ne puisse être évitée. Également, Hervé LATOUR, Référent Rebond, a rappelé l’initiative de la CCI de Nice dans lacréation d’une cellule d’écoute et conseils aux entreprises: le Centre d’Intervention sur la Prévention des difficultés des entreprises des Alpes-Maritimes (CIP). La CIP donne des clés aux chefs d’entreprise pour anticiper des difficultés, et à ce titre met à disposition un Observatoire qui fournit de nombreuses informations.

Une entreprise peut-elle trouver du financement au niveau de l’Europe?

Jean-Claude GRISONI et Annick MENARD, responsables d'agences d'une Société de Conseils opérationnels en fonds publics et privés, sont venus présenter les instruments et outils de financement européens pour la période 2014-2020 qui incluent les subventions européennes, le financement bancaire pur et les outils de financement.

Pourquoi l’Europe finance-t'elle des projets ?

Pour le développement économique de l’Union européenne, pour rattraper le retard des régions les moins développées et pour des questions de développement durable: si le projet de l’entreprise ne rentre pas dans la définition du projet européen (développement durable,…), l’Europe ne financera pas; si le projet est validé, les types d’aides versées sont réunis dans:  les programmes d’actions communautaires, les fonds structurels (régionaux) et les instruments financiers. La stratégie de développement économique de l’Europe, intitulée «2014-2020 », comprend un renforcement important pour le financement des
PME (92 milliards d’euros mis à disposition pour les PME). Dans ce dispositif, le programme COSME est très orienté
TPE/PME. On y cherche de la subvention, de la garantie, du prêt et du capital-risque. Cependant, avant de chercher
du financement européen, ils convient d’abord de chercher du financement régional.
 
Comment analyser son besoin de financement privé ?

Le type de financement varie selon l’étape où l’entreprise se trouve.
Jérôme CORNEBISE, chef de projet Financement dans une Société de Conseils opérationnels en fonds publics et privés, met l’accent sur le fait que le chef d’entreprise doit avoir une vision stratégique de son financement. Il doit avoir en tête les différentes étapes de la création de valeur. Il faut d’abord financer l’amorçage du projet (par le prêtd’honneur, la love money, les aides publiques d’amorçage), ensuite finaliser l’offre de valeur (par les Business Angels, les banques, la BPI), et enfin financer sa croissance pour conquérir le marché (par les banques, à court et moyen terme, le venture capital, les actionnaires existants).

Quels outils permettent de financer le bas de bilan ?

La trésorerie, c’est la synthèse permanente du bilan et des conséquences de l’activité de l’entreprise. Pour Dominique MILLOUR, Consultant, la vision de la trésorerie au jour le jour permet d’anticiper les problèmes. Il est donc important de bien gérer les problématiques de financement à court terme.Les sources de financement à cour terme qui existent sont le découvert, l’escompte, l’affacturage et la titrisation.
 
Les ingénieurs commerciaux d'une société d'affacturage s’accordent à dire qu’en cas de financement insuffisant des PME et de besoin d’assurance

- crédit, la solution c’est l’affacturage.L’affacturage est un marché qui augmente chaque année. Il s’intéresse au poste client et examine la fiabilité des clients. Cela concerne les jeunes sociétés ou en création qui ont besoin de trésorerie.

Quels investisseurs existent pour financer le haut de bilan ?

Le capital investissement, qui est une activité récente (environ 30 ans), intervient majoritairement dans le financement des PME. Mais la question se pose sur l'évolution de ce mode de financement. En effet, la rentabilité est aléatoire et la levée de nouveaux fonds devient difficile (elle s'est réduite de 50% depuis 2009, non pas au détriment du capital développement, mais plutôt du LBO) On peut établir une vision à court terme: les investisseurs institutionnels (groupes bancaires) seront toujours attirés par des fonds qui sont rentables sur la durée, et le besoin des entreprises (fonds propres) reste important.Cependant se posent d'une part des problèmes de gouvernance, et d'autre part des problèmes de sortie desinvestisseurs (en terme de décalage de vision entre les investisseurs et le chef d'entreprise, en terme de notion même de gestion du terme, en terme de partage de la création de valeur). Aussi se pose le problème de la durée de vie: est-elle opportune ou trop courte? La solution serait-elle une proposition d'une nouvelle forme de fonds perpétuels en tant que format plus adapté? et rappeler au chef d'entreprise qui sollicite ce mode de financement detoujours analyser son besoin réel en fonds de roulement.

David CHARLET, Président de l’ANACOFI, a ouvert cette journée de clôture de la première édition des Conférences de l’
Entreprise.

Intervention de Daniel HAGUET (professeur de finance à l’EDHEC) et tables de conclusion des débats ettravaux ont formé l’ossature de cette dernière journée. Cette journée ANACOFI a également été l’occasion pour différents partenaires de présenter leurs activités d’aide aux entreprises (ALMA CONSULTING , SIGMA , MIDI CAPITAL ,NEUFLIZE OBC ). Georges DAO, Président de BA06 Accompagnement, a présenté le fonds FCPR 06, qui permet d’investir directement dans les PME locales.

Après l’ouverture de la journée, Daniel Haguet a traité le thème de l’épargne dans le financement de l’entreprise, au travers de l’assurance-vie. Pour lui, il est temps de ne plus se poser de questions juridiques ou fiscales, mais économiques. En effet, en reprenant le cycle de financement, on constate que l'épargnant est un déposant, dans un établissement bancaire qui transforme en dettes cette épargne. En détaillant, on note que le taux d’épargne est très élevé en France et le patrimoine des français se répartir à 70% en immobilier et 30% en financier (dont 40% du financier dans l’assurance-vie et la répartition en unités de compte d’un contrat d’assurance-vie est de 15% en 2012 (contre 20% en 2000)). D'ailleurs, à la question "seriez-vous prêt à épargner en achetant des actions d’entreprise pour soutenir l’économie française?", les français ont répondu de façon affirmative à 37%, et ceux détenteurs d’uncontrat d’assurance-vie ont dit oui à 41%. En ayant la garantie de ne pas perdre l’argent investi, les français ont répondu à cette même question de façon affirmative à 72% et ceux détenteurs d’un contrat d’assurance-vie à 76% (source : sondage FFSA). Sur le plan économique, quelle utilité a l’assurance-vie ?

Les assureurs représentent 469 milliards d’euros de financement des entreprises, dont 42 milliards visant les PME et ETI. Mais les assureurs font face à des contraintes réglementaires (notamment Solvency 2 où un minimum de fonds propres leur est imposée).Quelles sont les évolutions possibles ?

Les politiques expriment un intérêt croissant pour cette « manne » financière que sont les encours. Ceci peut générer des inquiétudes. La sortie du rapport Berger-Lefebvre en avril 2013, qui propose entre autres la création du PEA PME, et d’un nouveau type de support financier avec le contrat euro-croissance, ne règle pas tout.

Daniel HAGUET affirme qu’il faudrait que l’assurance-vie soit un véhicule financier à long terme et par conséquent que sa liquidité soit limitée, et que son régime fiscal soit stabilisé.La première table de conclusion, animée par David CHARLET, regroupait des représentants de différentes professions de l’accompagnement des entreprises (CGP/Haut de Bilan ou conseil en développement disposant desagréments CIF/IOBSP ; avocat, expert-comptable, Commissaire aux comptes). Il a été l’occasion de rappeler que,durant cette semaine entière, nombre des Conférences de l'Entreprise ont été consacrées au financement des PME.Mais comment les mettre en place? Il apparait de façon évidente, par la compréhension du rôle de chacun desprofessionnels du financement, que l'inter-professionnalité doit être appliquée. En effet, l’expert-comptable est un professionnel du chiffre et alerte des dangers que peut rencontrer une société. L’expertise de l’avocat se trouve plus dans le choix d’une structure de société.

Les métiers de Conseiller en Investissements Financiers ont quant à eux une spécificité qui se trouvent dans l'audit global (professionnel et/ou privé), son analyse et donc les conseils qui endécoulent. Plus un cas est technique, plus l’interprofessionnalité est primordiale. Tous les intervenants réunis se sont accordés à dire qu’il est nécessaire de travailler en synergie avec d’autres professionnels mais également avec le dirigeant d’entreprise.
Chaque participant a reconnu que, pour fonctionner, le travail en commun nécessite un pilote qui doit être, celui des professionnels qui est le plus proche du client.Cette interprofessionnalité apporte même des solutions efficaces mais pas assez envisagées en matière de financement des PME!

La seconde table de conclusion, animée par Céline MAHINC a montré l’utilité du Conseil Financier en haut de bilan, dont le rôle est de gérer les cession/rapprochement certaines transmissions d’entreprises. La réussite de cette activité repose sur la valorisation de cette dernière, les modalités de cession et de financement ou encore, le profil du repreneur. Ce professionnel peut être amené à s'appuyer sur d’autres qui ont puprésenter leurs spécificités. Tout d’abord le cost manager, qui aide l’entreprise à améliorer sa capacité d’autofinancement en l’aidant à dégager du cash-flow supplémentaire rapidement, notamment par l'analyse des postes de dépenses les plus importants et aussi de recherches des pistes d’optimisation.

Vient ensuite un acteur que le Conseil Financier en haut de bilan peut également mettre en œuvre et dont le sujet est le financement des entreprises au moyen de prêts participatifs. Il permet ainsi de faciliter l’investissement productif des TPE/PME. Créé dans le cadre de la loi 78-741 du 13 juillet 1978 (dite loi Monory) , le prêt participatif a pour objectif d’orienter l’épargne vers le financement des entreprises.

Il renforce les fonds propres de l’entreprise au moment de son investissement productif, sans entrer au capital.
Ainsi s'achève la 1ère semaine des Conférences de l'Entreprise: elle aura permis de dire à quel point les PME et leurs dirigeants sont au centre de l'économie réelle.

Tous auront eu à cœur de mettre en avant les solutions de financement, de développement et d'accompagnement qui
existent et sont mises en œuvre de façon complémentaire par l'ensemble des professionnels du conseil au chef d'entreprise.
L’équipe qui a fait une réalité de ce projet restera à votre disposition pour tout complément d'informations, tout au long de l’année et travaille déjà à l’édition 2014.

 




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