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Emergence vise à développer en France le "savoir-faire de la gestion à la française"

14-07-2013

La gestion française est en pleine révolution et développement ! Next AM , la société d'incubation de La Française AM , et NewAlpha, celle du groupe Ofi, se sont  d'abord rapprochés pour devenir l'un des leaders de l'incubation des sociétés de gestion d'avenir.Emergence, le fonds d'incubation de ParisEuroplace et Finance Innovation, a lancé en Mai dernier  son 2ème Compartiment "Actions". Emergence a désigné comme gérant incubateur NewAlpha AM (Groupe OFI) et NExT AM (Groupe La Française), qui ont présenté une candidature conjointe. Le rapprochement de leurs structures spécialisées  permet d'acquérir une stature européenne. Les incubateurs, qui se chargent, souvent, en plus de leur propre activité de gestion, d'investir et d'aider au développement de sociétés de gestion, sont confrontés à un changement de modèle.Les banques qui aidaient les sociétés de gestion en leur fournissant des fonds propres sont moins présentes depuis le déclenchement de la crise.

De nouveaux incubateurs sont ainsi apparus.

Financière de l'Echiquier par exemple a ainsi incubé plusieurs  sociétés de gestion comme Amiral Gestion et 123 Venture.

NewAlpha exerce essentiellement dans la gestion alternative à l'international, via des prises de participation, tandis que Next AM est spécialisé dans la gestion traditionnelle française et fournit des fonds d'amorçage (aussi appelés « seed money »).

Ils cumulent de nombreux partenariats et  participations dans des petites sociétés de gestion pour des encours de plus de 6 milliards d'euros et 258 collaborateurs.

Ces acteurs  compensent aussi les contraintes réglementaires qui pèsent de plus en plus sur les investisseurs institutionnels et qui les empêchent d'investir dans des sociétés ou des fonds trop petits. Il compense aussi les frais d'installation grandissants des sociétés de gestion face à la réglementation.

Une société de gestion a désormais besoin de 30 à 50 millions d'euros d'encours selon sa spécialité pour amortir les coûts de démarrage.  Très peu de sociétés entrepreneuriales arrivent à percer parce qu'elles sont trop justes en fonds propres ou en "business model". Cela n'aide pas au développement stratégique d'un métier digne de ce nom pour la place de Paris

Avec les contraintes de Bale III pesant sur les banques , les entreprises vont devoir se financer par les marchés financiers . C'est un enjeu majeur de faciliter cette mutation dans le futur et de développer le savoir-faire des sociétés de gestion à la française.

L’objectif d’EMERGENCE est d’offrir aux investisseurs la performance des fonds incubés et une participation aux revenus futurs des sociétés de gestion. Le Fonds leur permettra d’identifier les équipes de gestion les plus prometteuses et de contribuer à leur croissance en leur confiant des capitaux à gérer. La priorité a en outre été donnée à l’attrait du fonds pour les investisseurs, en les plaçant au cœur de la gouvernance, en choisissant le partage de revenus (sans prise de participation au capital), et en optimisant les contraintes de Solvabilité II (« transparisation » du portefeuille).  

Le Fonds d’Incubation de Place, EMERGENCE , après un an d’existence, EMERGENCE vient de clôturer son premier Compartiment « Emergence – performance Absolue », à 150 millions d’euros avec neuf grands investisseurs institutionnels.

Il permet l’incubation de cinq jeunes sociétés de gestion ( Eiffel Credit Opportunities , Bernheim Dreyfus & Co,Keyquant ...) après une sélection rigoureuse (120 candidatures reçues) par le Comité d’Investissement et NewAlpha AM, gérant délégataire du 1er Compartiment. 

EMERGENCE prépare le lancement de son 2ème Compartiment "Actions" et a procédé pour ce faire à un appel à candidatures, suivi d’un appel d’offre formalisé, pour en choisir le gérant délégataire.

Créé à l’initiative du pôle de compétitivité mondial FINANCE INNOVATION , avec l’appui de l’AFG et de Paris EUROPLACE , confiera des capitaux à gérer (seed money) aux jeunes sociétés de gestion pour accélérer leur développement dans leurs premières années d’expérience. Il investira dans les fonds des sociétés de gestion établies en France les plus prometteuses pour les aider à passer des 50-100 M€ d’encours sous gestion, en optimisant les contraintes institutionnelles et réglementaires (ratios d’emprise, exigence d’un track-record sur plusieurs années, directives Solvabilité II et Bâle III…).

LE PARADOXE FRANÇAIS :

On remarque un record de créations de sociétés de gestion pour compte de tiers, mais un accès plus difficile aux fonds d’amorçage et des barrières au développement international et en particulier européen.

Fin septembre 2011, le nombre de sociétés de gestion de portefeuille (SGP) dépasse en France les 600 unités (334 SGP en 1998), même si en parallèle, se poursuivent les mouvements de fusion ou de consolidation de certains groupes. La dynamique entrepreneuriale se confirme également puisque plus de la moitié des SGP françaises sont indépendantes (Sociétés de Gestion Entrepreneuriales) – seul pays en Europe continentale à connaître ce phénomène. Enfin, c’est un secteur créateur d’emplois à haute valeur ajoutée, reconnu internationalement pour sa haute qualité technique et innovatrice : la gestion pour compte de tiers génère au total 83 000 emplois.

Mais, la crise actuelle et le durcissement du cadre de régulation – notamment Solvabilité II et Bâle III - peuvent rendre plus difficile l’accès aux capitaux initiaux nécessaires à la constitution des fond (seed money) à la fois pour les « jeunes pousses » de la gestion française ou pour les sociétés déjà
créés et performantes mais qui veulent se développer à l’international.

Par ailleurs, un changement générationnel s’est accéléré depuis la crise financière. Sous la pression des contraintes règlementaires, de la complexité des marchés, de la baisse de rentabilité du métier et de l’âge des créateurs, un vaste mouvement de recomposition a débuté et devrait s’accélérer
(rapprochement, fusion ou cession, poursuite d’activité sous d’autres formes).

La crise ne peut être le prétexte à l’inertie, elle peut au contraire créer pour la gestion pour compte de tiers de nouvelles opportunités

▪ Si le volume et la diversité des besoins d’investissements à long terme (infrastructures ; énergies nouvelles et technologies de développement durable ; retraite ; dépendance…) n’ont jamais été aussi grands, notre pays souffre, en dépit d’un taux d’épargne élevé, d’un manque structurel de capitaux à long terme (notamment absence de fonds de pension et avantages fiscaux en faveur de l’épargne de court terme…).

▪ Le renforcement des règles prudentielles pour les établissements de crédit ou d’assurance va de plus en plus conduire à rééquilibrer la part entre les financements intermédiés (bancaires notamment) en faveur des financements par le marché. L’une des conséquences sera un accroissement de l’intervention des gérants d’actifs pour compte de tiers. Ceux-ci disposant d’une expertise reconnue (notamment analyse financière…) et d’un positionnement à mêmes d’y répondre (devoir fiduciaire à l’égard du client ; absence de gestion pour compte propre). Dans le même sens, les restructurations du secteur bancaire sont l’occasion pour des professionnels de développer des projets personnels dans le secteur de l’asset management.

▪ Les excès et les risques de certaines techniques financières (trading haute fréquence…) ou plus généralement d’une approche trop court-termiste de la finance, ainsi que certaines dérives éthiques conduisent les talents de la finance, jeunes ou expérimentés, à réfléchir à une approche conjuguant innovation (dans les styles de gestion, les classes d’actifs…) et investissement responsable. Ils redonnent ainsi un sens encore plus grand au métier de gérant d’actifs. De surcroît, le devoir fiduciaire inhérent à la gestion pour compte de tiers les rend plus sensible à un renforcement des règles déontologiques, en particulier s’agissant de la prévention des conflits d’intérêts.

UN FONDS DE PLACE :La solution pour répondre à ces attentes

Les professionnels ont sensibilisé les pouvoirs publics, dans le cadre du Haut Comité de Place (HCP), présidé par Christine Lagarde, sur l’enjeu du développement à Paris de sociétés et de techniques de gestion innovantes dans un cadre sécurisé. L’enjeu est d’autant plus important que nos compétiteurs
étrangers jouent pleinement cette carte de l’incubation (IMQubator aux Pays-Bas, « Emerging Manager Programs » aux Etats-Unis…).
Loin de solliciter quelque financement public que ce soit, le message porté par la Place est à la fois d’inciter les investisseurs institutionnels à apporter le seed money nécessaire, directement et par l’intermédiaire d’un fonds de place, venant compléter les incubateurs existants ;  d’obtenir des pouvoirs publics un cadre de régulation sûr mais aussi compétitif par rapport à Londres, Luxembourg ou Dublin.

Le rapport « Stratégie et développement de la gestion d’actifs » remis le 15 octobre 2010 au Haut Comité de Place, a fait de la constitution de ce fonds d’incubation de place une de ses principales recommandations et en a confié la mise en oeuvre au Pôle Finance et Innovation, avec l’appui de l’Association Française de la Gestion financière (AFG).

Afin de bâtir le dossier de constitution d’EMERGENCE, dont les orientations ont été présentées au Collège de l’AMF du 19 juillet dernier, le Pôle s’est appuyé sur de nombreuses expertises (travaux conduits depuis plus d’un an par NewAlpha AM, délégataire pour la gestion financière du 1er compartiment et études menées par les cabinets Gide Loyrette Nouel, Sellam PwC, Reinhold & Partners et Morningstar).

Emergence constitue une réponse au paradoxe français, en appuyant le développement de sociétés de gestion prometteuses pour atteindre une taille européenne, en l’absence de fonds d’amorçage, tels qu’ils existent dans les pays anglo-saxons, et du manque de structures et d’incitations à l’investissement à long terme.

UNE SICAV CONTRACTUELLE : UN MODELE ROBUSTE ET ORIGINAL

L’originalité et la force d’EMERGENCE reposent sur trois piliers :

- détecter les jeunes sociétés de gestion les plus prometteuses et les sélectionner de manière très rigoureuse, grâce à l’expertise du Gérant délégataire choix du partage de revenu pour offrir aux investisseurs, en plus de la performance des ponds incubés, une participation aux résultats futurs des sociétés de gestion et des fonds incubés. En ne s’inscrivant pas dans la logique du capital-risque (pas de prise de participation au capital des sociétés incubées), il permet aux investisseurs d’optimiser leurs contraintes Solvabilité II et aux entrepreneurs de garder la maîtrise de leur capital.

- placer les investisseurs au coeur de la gouvernance, en particulier au sein du Conseil d’administration et du Comité d’investissement, tout en organisant un dispositif solide de prévention des conflits d’intérêts.

Le Fonds d’incubation EMERGENCE est structuré de la manière suivante :

▪ SICAV contractuelle à compartiments, constituée sous forme de SAS, afin de développer différents thématiques de gestion avec des gérants délégataires appropriés (classification : OPCVM de fonds alternatifs).
▪ Univers d’investissement : fonds créés depuis moins de 3 ans, gérés par des sociétés de gestion de portefeuille établies en France, ou souhaitant s’y implanter, et indépendantes (au moins 50% du capital détenu par les fondateurs),
▪ 25-30 M€ investis en moyenne par fonds pendant 3 ans ; à l’issue de cette période, le partage de revenus liés à la croissance des encours gérés par la Société de gestion incubée se poursuit pendant une période supplémentaire de 5 ans.

Le premier compartiment « Performance absolue » :

▪ 150 M€ levés auprès de neuf grands investisseurs institutionnels : Caisse des Dépôts, Aviva Investors France, MACIF Gestion, BNP Paribas Cardif, CAVP, CNP, Neuflize Vie, Matmut, UMR.
▪ Stratégies visées : long/short equity, event driven, arbitrage, CTA, global macro, etc.
▪ NewAlpha AM est le délégataire de la gestion financière de ce compartiment, avec une expérience en matière d’incubation reconnue tant en France qu’au plan international.

Le second compartiment « Actions » :

Les investisseurs fondateurs d’EMERGENCE, ont entamé avec les responsables de la SICAV, une réflexion sur les axes de développement pour 2013, et notamment sur un compartiment dédié aux marchés actions. En effet, la crise financière et des nouvelles régulations drastiques (Solvabilité II) ont entraîné une baisse historique de leur allocation dans les portefeuilles institutionnels et des particuliers. Or, il apparait aujourd’hui un intérêt grandissant des investisseurs institutionnels pour re re-sensibilisation actions de leur portefeuille, compte tenu d’une rentabilité attendue supérieure à celles des produits de taux.
Après analyse avec l’AMF des conséquences éventuelles de la mise en oeuvre de la Directive AIFM sur les conditions de gestion des OPCVM, un appel à candidature pour sélectionner le deuxième «gérant délégataire incubateur » a été lancé début mai 2013 par le Conseil d’Administration d’Emergence, suivi d’un appel d’offre formalisé pour trouver un gérant délégataire, disposant d’une forte expérience dans l’incubation et l’accompagnement des jeunes sociétés de gestion.
Le processus de sélection, mené par le Conseil d’Administration, avec le concours technique de Morningstar, a abouti à la désignation comme gérant-incubateur délégataire de NewAlpha AM (Groupe OFI) et Next AM (Groupe La Française), qui ont présenté une candidature conjointe. Le rapprochement annoncé de leurs structures spécialisées devant permettre, en outre, d’acquérir une stature européenne.

LA GOUVERNANCE AU COEUR DU DISPOSITIF

▪ Une gouvernance qui donne un rôle clé aux investisseurs : présence des investisseurs au Conseil d’Administration (CA) et au Comité d’Investissement (CI) ; des structures décisionnaires qui définissent les lignes directrices de la gestion du/des compartiments et décident du mode de fonctionnement de la SICAV et de chacun de ses compartiments.

▪ Une gouvernance organisée : une répartition claire et précise des responsabilités entre le CA, le CI et le délégataire de la gestion financière de chaque compartiment, sur chaque décision et processus d’investissement.
▪ Un focus sur la prévention des conflits d’intérêts : pour chaque structure décisionnaire et chaque prestataire ; lors de chaque processus de sélection de fonds à incuber ou de désinvestissement.

GOUVERNANCE DE LA SICAV

Conseil d’Administration

- représente les investisseurs
- définit le cadre d’investissement et l’allocation stratégique (compartiments)

Comité d’Investissement :

- Organe statutaire, agit sur délégation du Conseil d’Administration
- Valide les propositions d’investissement (Droit de Véto)
- Précise les objectifs de gestion définis par le Conseil d’Administration

Délégation de la gestion financière à une SGP :

- Sélectionne les SGP et les fonds présentés au Comité d’investissement
- Réalise les investissements, assure le suivi et la gestion des risques
- Propose et réalise les désinvestissements (à terme ou si incident)

Conseil d’administration d’Emergence :

- Alain LECLAIR, Président d’Emergence, Comité de direction, Finance Innovation
- Sophie BARBIER, Chargée de mission gestion financière, CDC
- Jean-François BOULIER, Président du directoire, AVIVA Investors France
- Hugues FOURNIER, Directeur des Gestions, MACIF Gestion
- Olivier HEREIL, Directeur investissements et gestions d'actifs, BNP Paribas Cardif
- Mikaël COHEN, Directeur des investissements, CNP Assurances
- Marc LEGAUX, Directeur général adjoint, CAVP
- Arnaud de BRESSON, Délégué général, Paris EUROPLACE
- Hugues AUBRY, Membre du Conseil de surveillance, Neuflize Vie
- Nicolas GOMART, Directeur Général Adjoint aux Finances, MATMUT
- Représentants en cours de désignation pour UMR

Comité d’investissement du Compartiment « Performance Absolue :

- Jean-Tristan PARODI, Président du Comité d’Investissement, Responsable de la Multigestion
Compte Propre, CDC
- Représentants des investisseurs du Compartiment

- 1er partenariat d’incubation le 30 avril 2012 avec Eiffel Investment Group, agréée par l’AMF,
dans le fonds de Eiffel Credit Opportunities (crédit européen) - 30 M€
- 2ème partenariat d’incubation le 19 juin 2012 avec Bernheim Dreyfus & Co, agréée par l’AMF,
dans le fonds Diva Synergy (opérations de fusions/acquisitions) - 30 M€
- 3ème partenariat d’incubation le 13 mars 2013 avec Keyquant, agréée par l’AMF, dans le fonds
Keytrends (détection de tendances de marché à moyen long terme) – 30 M€
Conseils : Gide Loyrette Nouel et PWH Sellam

Communiqué de Presse Emergence Forum Paris Europlace 11/12 Juillet 2013

 




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