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Placement

Les diffrentes offres de placement, lesquelles choisir ? 27-03-2008

Les acteurs de l'industrie française de la gestion font preuve depuis longtemps d'une remarquable capacité d'adaptation et d'innovation, qu'il s'agisse des modes de gestion ou de la conception des produits.

La gestion d'actifs financiers pour compte de tiers se définit par son fondement juridique, le mandat. Dans le cas de la gestion collective la souscription vaut adhésion au contrat de gestion, matérialisé par le prospectus simplifié ; dans le cas de la gestion individuelle, il y a signature d'un contrat synallagmatique.

Les OPCVM - Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières sont des produits financiers qui présentent deux caractéristiques fondamentales. Ils permettent de diviser ses risques en détenant une partie d'un portefeuille de valeurs mobilières (actions, obligations… ) commun à plusieurs investisseurs, d'obtenir à moindres frais, en en partageant le prix, les bénéfices d'un professionnel.

Il existe deux types principaux d'OPCVM :

les SICAV (Société d'Investissement à Capital Variable) et les FCP (Fonds Communs de Placement).

Ils obéissent à des règles de répartition des risques très rigoureuses conformément au code monétaire et financier.

Gestion traditionnelle

La gestion traditionnelle regroupe 4 familles d'OPCVM, chacune composée de plusieurs catégories :

• les fonds « Monétaires » pour un risque nul en capital. Ils correspondent à du placement Court Terme. Ils servent principalement aux particuliers et aux entreprises pour placer leur trésorerie à court terme. Ils « rapportent » l'équivalent du taux au jour le jour du pays de la devise du fonds.

Catégories associées :

Monétaires euro.
Monétaires à vocation internationale.
les fonds « Obligataires » pour un risque relativement maîtrisé en capital. Ils correspondent à du placement Moyen / Long Terme.

La majorité de l'encours de ces fonds est investi en obligations. Le niveau de risque du fonds dépendra de la qualité des émetteurs des obligations achetées par le fonds. Cela ira du sans risque en achetant des titres d'Etats très bien notés au très risqué en investissant sur des obligations d'entreprises en difficultés financières dites « junk bonds ».

Catégories associées :

Obligations et autres titres de créance libellés en euros.
Obligations et autres titres de créance internationaux.
les fonds « Actions » pour un risque plus important en capital. Ils correspondent à du placement Long Terme. Ils peuvent se spécialiser sur des catégories d'entreprises telles les grosses capitalisations, les « small caps », un secteur particulier, les entreprises familiales, ….

Catégories associées :

Actions françaises.
Actions des pays de la zone Euro.
Actions des pays de la Communauté européenne.
Actions internationales.
les fonds « Diversifiés » pour un risque mixte. Ils correspondent à du placement Moyen / Long Terme. Ils peuvent mélanger les différents produits mentionnés ci-dessus.

Globalement ces fonds ont deux modes de gestion possibles :

La gestion active qui consiste pour le gérant à choisir les titres qu'il achète de façon discrétionnaire dans un large éventail de valeurs correspondant au profil de l'OPCVM. Le gérant peut également faire appel aux produits dérivés pour couvrir les risques de son portefeuille.

La gestion passive ou gestion indicielle qui consiste à répliquer exactement un indice de référence. L'invention de ce style de gestion est partie du constat que, sur une longue période, les performances des gérants ne sont pas meilleures que celles des marchés.

Remarque : Le nombre de possibilités de croisement des paramètres type de fonds, niveau de risque acceptable, zone géographique, mode de gestion, … ainsi que le nombre d'Asset Managers présents sur le marché français expliquent aisément les plusieurs milliers de fonds disponibles.

En complément, dans la gestion traditionnelle il faut aussi mentionner les catégories de fonds spécialisés, souvent liés à des avantages fiscaux, FCPE, FCPR et FCPI.

FCPE : Un Fonds Commun de Placement d'Entreprise est un OPCVM réservé aux salariés d'une entreprise ou d'un groupe d'entreprises et destiné à recevoir leur épargne salariale.

FCPR : Un Fonds Commun de Placement à Risques est un fonds dont l'actif est composé, pour 50% au moins, de valeurs mobilières non admises à la négociation sur un marché réglementé français ou étranger (entreprises non cotées) ou de parts de sociétés à responsabilité limitée.

FCPI : Les Fonds Commun de Placement dans l'Innovation sont une sorte de FCPR dont l'actif doit être constitué à hauteur de 60% au moins de titres non cotés de PME française innovante.
Gestion alternative : les nouveaux types de gestion.

La gestion alternative se compose elle aussi de plusieurs types de fonds. Seuls les 4 principaux sont mentionnés ci-dessous.

les Fonds Garantis avec un risque nul en capital. Ce sont des FCP dont le remboursement du capital est garanti à l'échéance et qui ensuite se comportent comme des fonds traditionnels tout en rapportant un peu moins.

les Fonds à Formule . Cette catégorie est nouvelle dans son appellation. Elle correspond le plus souvent à des fonds (FCP) dont le capital est partiellement garanti à l'échéance et dont la performance est définie dès leur création par des formules basées sur la performance d'indices ou de valeurs particulières.

les Fonds de Fonds qui sont investis en parts d'autres fonds. Cela permet de diffuser le risque sur plusieurs Asset Managers.

les Hedge Funds avec une plus grande liberté de gestion

ENVELOPPE DE PLACEMENTS DESTINES A LA RETRAITE

D'une part, la France dispose de dispositifs d’épargne à long terme novateurs destinés à la retraite :

le PERP : contrat d’assurance largement défiscalisé à l’entrée et ouvert à tous, permettant la constitution d’une rente viagère liquidée lors du départ en retraite.

le PERCO : produit d’épargne retraite, avec sortie en capital (non fiscalisée) ou en rente qui s’inscrit dans le cadre de l’épargne salariale.

le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) : 2003 avait été l’année de la création du Fonds de Réserve pour les retraites , 2004 et 2005 ont vu se succéder les appels d’offres, dont un appel d’offres ISR. A fin juin 2006, les actifs du FRR représentaient un total de 27,6 milliards d’Euros.
D'autre part, on peut citer les dispositifs suivants :
les fonds immobiliers :

Les Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCI) ont été crées par l'ordonnance n°2005-1278 du 13 octobre 2005. Ainsi, les investisseurs particuliers et institutionnels français ont accès, en complément des sociétés foncières cotées (SIIC) et des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), qui continuent à être proposées, à des fonds immobiliers modernes, disposant d’un cadre juridique adapté, inspiré de celui des OPCVM.

Les OPCI sont en particulier soumis à des règles strictes de diversification et de liquidité et doivent être gérés par des sociétés de gestion agréées par l’Autorité des Marchés Financiers et disposant d’un programme d’activité spécifique.

Les OPCI peuvent prendre la forme soit de fonds de placement immobilier (FPI), soumis à la fiscalité foncière, soit de sociétés de placement à prépondérance immobilière à capital variable (SPPICV), soumis à la fiscalité des valeurs mobilières.

L'ISR

l'Investissement Socialement Responsable (ISR) : l' ISR connaît un essor important; c'est un investissement réalisé certes en fonction de critères financiers (performances, qualité de la gestion…) mais aussi de critères extra financiers dans la constitution des portefeuilles de titres, de critères sociaux, environnementaux, éthiques…

Quelle enveloppe fiscale choisir?

L'assurance-vie , pour la fiscalité sur les successions, le PERCO pour la fiscalité sur revenus.

L'assurance-vie a un bon argument pour demeurer le placement préféré des Français : elle est accessible à tous.Elle permet de se constituer un portefeuille diversifié d'OPCVM de toutes les catégories d'actifs sur un contrat multi-support avec des capitaux peu importants. C'est la raison pour laquelle pas moins de 20 millions de contrats sont officiellement recensés. Alors que, jusqu'à un passé récent, seuls 8 millions de salariés avaient accès à l'épargne d'entreprise. La montée en puissance du Perco pourrait cependant élargir la population à 15 millions de personnes, renforcée de 3 millions de mandataires sociaux.

Ces nouveaux convertis vont alors découvrir à quel point, jusqu'à présent, ils étaient privés d'un authentique paradis fiscal. Car c'est peu dire que l'épargne salariale est généreuse.

L'assurance-vie l'est aussi, notamment d'un point de vue successoral. Mais encore faut-il avoir fourni l'effort de remplir régulièrement son enveloppe. Alors qu'avec le plan d'épargne d'entreprise, et plus encore quand un Perco lui est accouplé, cette condition préliminaire est remplie sans effort. L'employeur s'en charge à la place de son collaborateur. De plus, les montants versés sont sans commune mesure avec ce que pourrait économiser le plus frugal des épargnants individuels. Jusqu'à 45.735 euros par an ! Voilà, en théorie, ce que peut accumuler sur ses plans un salarié dont l'employeur joue à fond les possibilités offertes par l'épargne salariale.

En effet, de quoi se compose cette dernière ? D'abord, des versements volontaires que tout salarié peut décider d'effectuer, jusqu'à hauteur de 25 % de son salaire brut. Mais aussi et surtout, des multiples sources d'approvisionnement qui, elles, pour le coup, sont totalement indolores pour le bénéficiaire. Il y a en particulier le coup de pouce apporté par l'employeur, ce que l'on appelle l'abondement. Sur le PEE (plan d'épargne d'entreprise), il peut aller jusqu'à 2.300 euros par an. Seule contrainte, ces sommes sont supposées rester bloquées cinq ans. Mais on le verra, les motifs de déblocage exceptionnel sont nombreux. Le délai n'est donc pas une contrainte.

En outre, si des sommes sont parallèlement placées sur un Perco (plan d'épargne retraite collectif), l'abondement peut alors doubler en générosité. Le maximum de versement est alors plafonné à 4.600 euros et, là encore, cette somme peut être remise au pot chaque année. Certes, comme il s'agit ici d'un produit d'épargne de long terme, l'argent est en principe sanctuarisé tout au long de la vie professionnelle. Mais une nouvelle fois, le principe supporte une belle entorse , on peut par exemple utiliser un Perco pour financer sa maison.

Quoi qu'il en soit, voilà déjà 6.900 euros annuels que l'on peut qualifier de « cadeau ». Il faut encore ajouter la participation et l'intéressement. La première est obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés qui réalisent un bénéfice net supérieur à 5 % des capitaux propres. Le plafond de redistribution annuelle est fixé à 75 % du plafond de la Sécurité sociale (autrement dit les trois quarts de 31.068 euros, soit, pour 2006, la somme de 23.301 euros).

Vient enfin s'additionner l'intéressement. Plus aléatoire, suspendu à l'atteinte d'un objectif de performance économique, il ne doit pas dépasser la moitié du plafond de la Sécu, soit 15.534 euros. Si bien qu'au total, entre les abondements et le partage des profits et des performances, on arrive au total faramineux de 45.735 euros.

Mieux, dans la mesure où ces sommes sont réinvesties en valeurs mobilières, elles produisent, on l'espère, des plus-values et des revenus qui devraient être taxés... s'ils n'étaient pas logés dans cette accueillante enveloppe. Là, ils sont exonérés. Les gains ignorent le seuil, tant redouté par les actionnaires, du déclenchement de l'imposition aux plus-values. Seuls les prélèvements sociaux opèrent leur ponction lors de la liquidation de tout ou partie des sommes engrangées.

L'assurance-vie, elle, ne peut se prévaloir d'un tel régime de faveur. La loi de Finances pour 1998 a instauré sur les gains des contrats de plus de huit ans un prélèvement de 7,5 % qui porte sur les gains supérieurs à 4.600 euros pour les personnes seules et 9.200 euros pour les couples mariés. En outre, ici personne ne vient abonder les versements !

Cependant, sur un point, l'assurance-vie conserve un avantage sans équivalent, c'est celui de la succession. En dessous de 152.500 euros par bénéficiaire, les sommes transmises sont exonérées. Alors qu'à l'inverse les gains de l'épargne salariale entrent de plain-pied dans la succession du titulaire des plans.

Cela dit, rien n'interdit de souscrire une assurance-vie, ne serait-ce que pour prendre date, et de l'alimenter à sa convenance... avec l'argent de l'épargne salariale quand il devient disponible !





 

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