Accueil > Actualité > Revue de presse > LE FIGARO .La Côte basque, entre mer et montagne

LE FIGARO .La Côte basque, entre mer et montagne

18-09-2006

De Bayonne à la frontière espagnole, la Côte basque égrène les ambiances maritimes au pied de la chaîne des Pyrénées. Falaises, plages de sable fin, océan à perte de vue… Entrez au royaume du surf. D’autant que les prix de l’immobilier semblent s’assagir.

 
Entre Bayonne et Hendaye, les Pyrénées-Atlantiques offrent une myriade de stations balnéaires toutes plus prisées les unes que les autres. Il y a bien sûr Biarritz, dont la réputation dépasse largement les frontières. Napoléon III y venait chaque été, accompagné de l’impératrice, jouir des bienfaits de la mer, entraînant à sa suite les grands de ce monde. Tout cela à une époque où Biarritz n’était encore qu’un village, avant de devenir une véritable station balnéaire accueillant mondanités et célébrités dans ses villas Belle Epoque, ses casinos et ses grands hôtels… Bayonne, en retrait du littoral, très connue pour ses arènes, est une ville portuaire et universitaire au cœur d’une agglomération de plus de 100 000 habitants (Biarritz-Anglet-Bayonne). Elle ne se présente pas comme un lieu de villégiature et le marché de la résidence secondaire y reste limité. Quant à Hendaye, à l’extrême sud du département, elle offre un visage différent de ses voisines : celui d’une station balnéaire très marquée par l’influence espagnole, dernière ville de la côte avant la frontière. La clientèle ibérique n’hésite pas à la franchir pour s’offrir des logements dont les prix restent en deçà de ceux pratiqués au Pays basque espagnol. Entre Biarritz et Hendaye, Saint-Jean-de-Luz est l’une des villes côtières les plus prisées des Pyrénées-Atlantiques. Souvent aussi la plus chère dans un marché qui, cependant, semble s’assagir.
 
 
Biarritz : une valeur sûre
 
 
« Depuis quelques mois, nous avons beaucoup moins d’acquéreurs, constate Cécile Forté, de l’agence Benquet située à Biarritz. Le prix d’un produit correct, avec terrasse et parking dans un immeuble des années 60, évolue autour de 5 500 euros le mètre carré. Et il faut compter au moins 30 % de plus pour un logement avec vue sur la mer. » Les produits d’exception continuent cependant de s’échanger avec facilité. « Les acquéreurs restent à l’affût, donc les biens partent vite », analyse Cécile Forté, qui a vendu trois appartements avec vue sur la mer au cours des dernières semaines, au prix de 8 000 euros le mètre carré. La clientèle de résidences secondaires est majoritairement parisienne, anglaise et irlandaise. Outre le front de mer, les endroits les plus recherchés sont le secteur des Halles, le secteur Saint-Charles où l’on trouve de belles villas datant de l’époque impériale, ainsi que les abords du terrain de golf. Des quartiers peu éloignés les uns des autres, marqués par une nette prédominance de l’habitat ancien. Les logements neufs et très récents restent rares, comme les maisons de ville. Les terrains mesurent par ailleurs rarement plus de 500 m2. Quant aux magnifiques propriétés Belle Epoque, leur prix monte au-delà du million d’euros. Les acheteurs à la recherche de résidences plus récentes avec garage et terrasse, ou d’une maison, ont alors tout intérêt à se tourner vers Anglet, au nord, ou Bidart, charmante petite ville à quelques kilomètres au sud de Biarritz. Les tarifs y sont plus abordables : autour de 4 500 à 5 000 euros le mètre carré. Même constat pour le bord de mer qui se négocie à un prix équivalent.
 
 
Saint-Jean-de-Luz a toujours la cote
 
 
Plus petite en taille, et souvent plus chère, la ville de Saint-Jean-de-Luz reste le must de la Côte basque pour de nombreux clients. Une ambiance de village, où l’on peut tout faire à pied, un centre-ville agrémenté de belles bâtisses anciennes et qui conserve un riche patrimoine historique, des villas construites dans le style néo-basque… Tous ces atouts expliquent l’afflux de touristes et une demande immobilière pas toujours facile à satisfaire, même si « le marché actuel est en train de se tasser », note Gilles Orgambide, agent immobilier dans la commune. « Dans le centre-ville, on peut démarrer à 4 500 euros le mètre carré. Mais il est de plus en plus difficile de trouver à ce prix à cause de la forte demande pour ce secteur. Pour une maison, il faut compter à partir de 500 000 euros en dehors du centre-ville. La vue sur mer, elle, se négocie à des prix variant entre 7 500 et 10 000 euros le mètre carré », conclut Gilles Orgambide. Et il y a bien sûr la Sainte-Barbe, une colline dominant la mer et offrant des vues imprenables sur la côte. Dans ce secteur privilégié, les belles propriétés s’échangent à des prix pouvant atteindre 2 millions d’euros.
 
 
Ciboure, petite station résidentielle
 
 
Les acquéreurs qui ne trouvent pas leur bonheur à Saint-Jean-de-Luz peuvent aussi prospecter à Ciboure, petite station balnéaire de la baie de Saint-Jean-de-Luz, qui vit au rythme des saisons touristiques. Quasiment sans commerces – on peut dire que le centre-ville est à Saint-Jean-de-Luz ! –, cette ville qui vit naître Maurice Ravel compte de nombreuses résidences secondaires. La clientèle reste française pour l’essentiel, les étrangers s’arrêtant en général à Biarritz : « Des Parisiens, des Bordelais et des Toulousains… », indique Marianne Lenoir, de l’agence du Socoa à Ciboure. Outre le très recherché secteur Socoa, près de la plage, la colline Bordagain abrite nombre de belles propriétés offrant de superbes vues sur la mer ou la montagne. Pour s’offrir une de ces villas d’architecture basque, les acquéreurs démarchent les agences immobilières avec des budgets conséquents : autour d’un million d’euros. « A ce prix-là, ils veulent une propriété avec un jardin suffisamment grand pour accueillir une piscine. Et, bien sûr, ils souhaitent profiter d’une belle vue », précise Marianne Lenoir. A titre d’exemple, l’agence du Socoa commercialise actuellement une maison de 180 m2 avec vue mer, située dans le secteur Bordagain, au prix de 750 000 euros, avec environ 150 000 euros de travaux à prévoir. La même agence vient de vendre un appartement de 89 m2 près de la plage, au deuxième étage d’un immeuble récent, sans ascenseur mais avec terrasse, garage et petite vue sur la baie, au prix de 450 000 euros.
 




Soyez le premier à commenter cet article
Merci de vous connecter afin de rédiger un commentaire :
Nom d'utilisateur : Mot de passe :
Mot de passe oublié ? Se souvenir de moi
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire.
Vous n'êtes pas encore membres ? enregistrez vous
 
< Précédent   Suivant >

Articles les plus lus