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LE FIGARO Mireille Gombault, PDG de l'agence Champs-Elysées à Paris (VIIIe).

18-10-2006

Le marché de la vente reste stable, la demande est importante. De plus, compte tenu de la qualité des produits que nous nous efforçons de sélectionner et d'offrir à notre clientèle, nous sommes en recherche permanente. Ceci s'explique par le fait que certains propriétaires avec lesquels nous travaillons depuis longtemps ont réalisé de belles plus-values en vendant leurs biens, et ils souhaitent investir de nouveau si le marché baisse.
Cet attentisme est dû également au fait qu'une famille dont les enfants ont grandi préfère vendre à prix fort, louer, et conserver son capital ou racheter une plus petite surface.

Quel est votre sentiment pour les mois à venir ?

En matière de ventes, si les taux restent tels qu'ils sont, le volume de transactions va continuer à se maintenir, mais les propriétaires ne doivent pas continuer à surévaluer les ventes. Aujourd'hui, certaines limites ont été dépassées. Dès l'instant où ont eu lieu des augmentations, les gens sont plus attentistes et recherchent les bonnes affaires. Néanmoins, nous remarquons une reprise sur le marché des transactions des fonds de commerce, bars, brasseries, restaurants, grâce à une logique de prix au marché.


Quelle est la plus forte demande sur vos marchés ?


Sur les secteurs que nous couvrons des XVIe arrondissement nord, XVIIe vers Courcelles et autour du parc Monceau, ainsi que toutes les artères autour de la place de l'Etoile, nous avons une importante demande de jeunes couples pour des deux-pièces et des trois-pièces, séjour avec deux chambres, jusqu'à 100-120 m2, et Levallois pour de jeunes cadres ou de jeunes familles avec ou sans enfant, compte tenu de la qualité de vie de cette ville : propreté, sécurité, sport, écoles, etc. Cependant, les demandes pour les grandes surfaces au-delà de 200 m2 sont plus rares : ceci s'explique par l'importance du budget, indépendamment du fait que nous nous chargions de monter les dossiers de financement.


Quels sont les prix aujourd'hui pour ces secteurs ?


Les beaux appartements dans des immeubles de qualité peuvent atteindre 9000 euros le mètre carré, voire 10000 euros le mètre carré. Cependant, il faut plutôt compter sur une moyenne de 7800 à 8000 euros le mètre carré, ce qui est déjà un bon prix. Et dès qu'un appartement présente des défauts majeurs, tels qu'un premier étage peu lumineux, il se négocie à 15% de moins par rapport au prix de la mise en vente.


 
Vous avez évoqué ces propriétaires qui ont vendu et louent en attendant une baisse des prix de l'immobilier pour réinvestir leur capital. Peut-on dire pour autant que ce phénomène réalimente la demande sur le marché locatif ?


Non. Au sein de notre agence, depuis fin 2005, notre activité est principalement tournée vers les transactions, car le marché locatif connaît en général une baisse. Ceci s'explique tout simplement parce que les clients ont préféré emprunter à un taux intéressant plutôt que de louer à fonds perdu. On peut même parler de situation catastrophique pour les appartements meublés. Depuis la rentrée, par exemple, nous avons beaucoup de mal à relouer des studios qui partaient sans problème à 900euros ou 1000 euros de loyer mensuel, charges comprises.


Et ce phénomène s'accentue pour deux raisons. D'une part, le marché locatif n'est plus du tout alimenté par la clientèle d'étrangers qui s'installaient pour un an, voire deux ans, en France, dans le cadre de leur activité professionnelle.


D'autre part, de plus en plus, les bailleurs privés ou institutionnels demandent des garanties importantes à notre clientèle, ceci nous obligeant à une très grande vigilance et à une sélection, même avec des revenus importants.


Quant à la colocation, de plus en plus fréquente dans le cas des étudiants ou des jeunes, elle rebute quelque peu les propriétaires qui craignent des nuisances, du fait des allées et venues dans l'immeuble. Nous préférons des colocations meublées car la gestion en est plus souple, compte tenu de la durée des baux. Même si les loyers doivent être revus à la baisse, nous souhaitons garantir notre propriétaire et répondre favorablement aux locataires




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