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Le big-bang du papy boum.


Le big - bang du papy boum va générer un changement capital dans la gestion du personnel des entreprises. Après avoir tout fait pour se délester de son personnel le plus agé, elles vont tout faire pour le garder !

La prise de conscience relative au départ massif à la retraite de dirigeants d'entreprises en Europe dans les dix prochaines années, a favorisé la mise en place d'une conférence internationale consacrée à la transmission en Europe, ce 30 mars 2006 à Bruxelles. Plus de 600 000 entreprises sont en effet concernées. 


Selon une étude de la Commission européenne, environ un tiers des entreprises de l'Union européenne des 15 devront être transmises dans les dix prochaines années. Cette situation est due au fait que la génération de dirigeants qui a créé des entreprises dans les années 70 approche maintenant l'âge de la retraite.

Dans l'UE 15, cela représente 610 000 entreprises (dont 86% sont des PME) et plus de deux millions d'emplois. Un problème de taille pour l'économie européenne qui laisse mourir ces entreprises lors du départ à la retraite de leur créateur.

Pour garantir la pérennité des petites et moyennes entreprises en Europe, il est essentiel que les Etats membres s'occupent activement du problème et prennent des mesures pour soutenir et faciliter la transmission des PME.


 Le papy boom est inéluctable. Il deviendra particulièrement sensible d'ici 2020. A l'évidence, certaines entreprises vont faire face à une situation tendue : faute d'avoir anticipé, elles n'arriveront pas à recruter les cadres dont elles auront besoin. De surcroît, le secteur public risque de les concurrencer aussi. Inutile de rêver d'un grand marché européen de l'emploi, où l'on peut aller recruter chez nos voisins : n'oublions pas que nous avons connu la guerre en même temps.

Nous subirons donc tous le papy boom en même temps...

Les employeurs vont finir par hésiter à laisser partir leurs salariés avant l'échéance des 40 annuités ! Elles doivent réapprendre à garder leurs seniors, et même en recruter. De ce point de vue, le cumul emploi-retraite est, par essence, une solution. Mais les salaires (toujours plus élevés en fin de carrière) restent un problème : les seniors doivent mieux approcher cette donne nouvelle, car le rapport salaire/séniorité n'évolue pas fatalement en leur faveur. La concurrence internationale et le risque de délocalisation dans les pays à bas coût jouent à coup sûr un rôle à cet égard.

Les entreprises le comprennent, mais elles agissent ou agiront en fonction d'un calendrier qui ne doit pas les mettre en danger au regard de leur profitabilité. Toutefois, une action tardive peut comporter le risque de ne pas trouver les collaborateurs formés qu'elles rechercheront. Tel est l'enjeu qui doit rapidement être résolu rapidement dans beaucoup de nos entreprises.
      




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