PATRIMOINORAMA str Conseil et formation en gestion de patrimoine
Nom d'utilisateur : Mot de passe :
Se souvenir de moi

Accueil > Actualité > Actualité patrimoniale > Madoff: la société commercialisant du Madoff Cohmad aux USA acquittée

Madoff: la société commercialisant du Madoff Cohmad aux USA acquittée

Envoyer par mail à un ami Envoyer par mail à un ami

07-02-2010

Un des plus proches amis de Madoff ,Pierre-Alexandre Sallier , a été acquitté .

La plainte de la SEC contre la Cohmad, firme new-yorkaise orientant ses clients vers l’escroc du siècle, est rejetée.

La justice américaine estime ne pas disposer de preuve tangible montrant que ses dirigeants étaient au courant du caractère frauduleux des activités de Bernard Madoff

Amis de trente ans de l’escroc Bernard Madoff, les dirigeants de la maison de courtage new-yorkaise Cohmad ont vu les plaintes à leur encontre rejetées mardi par la justice américaine.

Ils étaient accusés de «fraude» par la SEC, le gendarme local de la bourse.

Située au cœur de la monumentale arnaque mise au jour fin 2008, la maison de courtage Cohmad – acronyme de Cohn-Madoff – était le plus ancien «rabatteur» de l’escroc, aux côtés de firmes comme Optimal, Fairfield et autres Luxalpha en France....

Fondée en 1985, cette société familiale tirait l’essentiel de ses revenus de la prescription, auprès d’investisseurs naïfs, des placements miracles de Madoff. Accusé d’avoir fait disparaître 65 milliards de dollars, ce dernier purge une peine de 150 ans de prison.

Un compte sur cinq ouverts chez lui l’avait été sur recommandation de la Cohmad, dont les bureaux étaient situés juste au-dessus des siens. Quand les clients appelaient, ses dirigeants ont admis descendre «au 17e étage demander à Madoff ce qu’il fallait dire».

Principal argument de la Cour du district sud de New York pour débouter les accusations de la SEC? Celles-ci ne fournissent aucune preuve que la Cohmad «ait été au courant du caractère fictif des activités» de Madoff.

Ainsi le fait que la firme ait touché 1% de commissions sur l’argent des clients orienté vers Madoff – ce tarif se transforma au fil du temps en une rétribution fixe de 2 millions de dollars par an – n’est pas un critère suffisant à ses yeux.

Pas plus que le compte ouvert chez Madoff pour un responsable de la Cohmad, duquel furent retirés 150 millions entre 1996 et 2008. «Intrinsèquement, il n’y a rien de frauduleux à orienter un investisseur vers un conseiller financier en échange d’une rétribution», écrit le juge Stanton.

La contribution au secret dans lequel baignait toute cette usine à gaz n’est pas davantage le reflet d’une complicité active.

Certes, les patrons de la firme de «rabattage» ont admis que Madoff exigeait que «les clients travaillant dans la finance» soient refusés, car «posant trop de questions». Leurs commerciaux préféraient donc écumer les clubs de golf du New Jersey ou le très sélect Country Club de Palm Beach. Mais pour le juge, l’aura «de prestige et d’exclusivité» ainsi cultivée reste une pratique commerciale courante dans la finance.

Le tribunal refuse également de voir dans les efforts de la Cohmad pour masquer ses liens avec Madoff dans ses documents officiels – les commissions touchées étaient qualifiées de «service de courtage» – une preuve de connaissance de la fraude.

Une telle conclusion serait «hypothétique». Des arguments qui résonneront aux oreilles des investisseurs qui, de New York à Genève en passant par Luxembourg, attaquent ceux qui leur ont conseillé les placements Madoff.

L’agence américaine de surveillance des marchés a un mois pour préciser ses accusations et déposer une nouvelle plainte.

La décision de mardi n’interrompt pas les autres poursuites à l’encontre de la Cohmad. Irvin Picard, le «liquidateur» désigné pour retrouver l’argent redistribué par Madoff – afin de pouvoir le redistribuer entre ses victimes –, cherche toujours à récupérer 245 millions de dollars auprès des amis de trente ans de Bernard M.

Les dérigeants des autres sociétés commercialisant du Madoff peuvent se réjouir de ce jugement.

Les épargnants américains et français floués peuvent se sentir  médusés par ce jugement . 

La justice américaine a--t-elle eu peur de condamner l'un des nombreux comercialisateurs des fonds Madoff  suite à la plus vaste escroquerie de l'histoire et ne souhaite-t-elle pas tourner la page dans cette affaire qui est loin d'être finie cependant....

Source : Businessweek

Les liens Madoff - Cohmad Source Mukety

 




Soyez le premier à commenter cet article
Merci de vous connecter afin de rédiger un commentaire :
Nom d'utilisateur : Mot de passe :
Mot de passe oublié ? Se souvenir de moi
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire.
Vous n'êtes pas encore membres ? enregistrez vous
 
< Précédent   Suivant >