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Quelles stratégies d'investissement adoptées en bourse ?

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07-11-2008

Après le séisme provoqué cet automne sur les marchés financiers par la faillite de Lehman Brothers, que faire de ses liquidités dans un environnement très mouvementé et incertain? 

Les épargnants et les investisseurs n'ont jamais été autant préoccupés pour leur portefeuille .

L'aversion aux risques est  si importante que les choix de  placement  ces temps-ci sont très éloignés des solutions habituelles.

La bourse suscite un très grand sentiment de méfiance.  Les petits porteurs recherchent à éviter d'arrêter de perdre de l'argent sur le court terme plutôt que de se positionner pour en gagner sur le long terme.

Chacun recherche le compte rémunérateur sans risque dans un établissement financier solide.

La crise a encore connu ce jeudi un soubresaut avec un nouveau plongeon des indices malgré une baisse des taux décidée par la BCE et la Banque d'Angleterre (BoE) .

La Banque centrale européenne a abaissé son principal taux directeur, d'un demi-point cette fois, à 3,25%.

La BOE agi de manière très agressive en baissant d'un point et demi à 3% son taux directeur, du jamais vu depuis 1981.

Cette fois ci , ce sont les signaux inquiétants de l'économie qui ont plombé les marchés.Le FMI prévoit une récession dans les pays développés (-0,3% du produit intérieur brut) en 2009, la première depuis 1945, alors que la croissance mondiale ne devrait pas dépasser 2,2%. Il y a un mois, le FMI tablait sur respectivement +0,5% et +3,0%.

La France a elle aussi revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2009, n'espérant plus qu'une progression de son PIB "entre 0,2% et 0,5%", contre 1% auparavant. Le FMI table lui sur un recul de 0,5%.

Partout , le ralentissement économique a été très important dans de nombreux pays en Septembre.Le choc provoqué par la crise financière a touché directement de nombreux secteurs économiques.

Les immatriculations de voitures neuves ont reculé de 23% en octobre par rapport à 2007.
En Espagne, la production industrielle  est en baisse de 8,8% en septembre sur un an.

Les commandes industrielles se sont effondrées de 8% en septembre en Allemagne, soit la plus forte baisse depuis la réunification.

Airbus en France a annoncé  une l'annulation de 71 commandes pour le seul mois d'octobre, sur 119 au total en 2008.

Suite à ces chiffres inquiétants et les prévisions catastrophiques du FMi, où investir?

Les marchés financiers et les établissements sont discrédités dans l'opinion  !

Et pourtant, n'est ce pas quand tout le monde broie du noir qu'il faut se positionner en réfléchissant comment investir?

Par exemple, les secteurs les plus défensifs peuvent être des opportunités: pharmacie, produits de consommation courante peuvent résister à la crise et à la récession comme c'est le cas généralement.

Face à l'effondrement de la confiance dans les institutions financières et des indices, le refuge naturel a été le liquide.

Attention à ne pas sombrer dans la paranoia, les liasses de billets cachées dans le matelas peuvent aussi disparaître, rongées par les souris ou emportées par un cambrioleur!

Les actions peuvent devenir intéressantes, mais pas avant un horizon d'une année ...

Le redressement n'interviendra que lorsque les marchés anticiperont une amorce de reprise conjoncturelle.

Or, celle-ci ne devrait pas se manifester avant la fin 2009, voire dans le courant 2010 au plus tôt, selon la plupart des spécialistes.

Mais comme les marchés remonteront dès que les premiers signes de reprise seront anticipé, il faudra être positionné avant la reprise de l'économie.

D'ici à cette échéance encore lointaine, cette classe d'actifs, les actions, devra faire face à de nombreux écueils comme ceux que nous vivons.

Les banques et conseillers financiers devront se montrer plus créatifs pour intéresser leurs clients.

Faut-il se fier à la valeur des P/E ?

Les marchés, après les secousses dues à la crise financière, sont en pleine recherche du juste prix que vaudront les sociétés cotées lors de la récession qui s'annonce.

Dans quelle mesure leurs bénéfices seront-ils impactés?

La réponse est d'autant plus délicate que les analystes ont à peine entrepris la révision à la baisse des attentes de résultats pour 2009.

Aussi, sur la base des attentes actuelles basées sur des scénarios de croissance, les multiples cours/bénéfices sont très bas, ce qui rend les sociétés très attractives.

Mais ils le seront nettement moins après que la majorité des révisions à la baisse auront été effectuées, un effort qui prendra encore quelques semaines au moins, au fil des annonces de résultats trimestriels.Cependant, le jeu est compliqué par l'extraordinaire méfiance des marchés.

En outre, il reste faussé par les ventes massives de la part de fonds en pleine phase de désendettement, et qui doivent en plus faire face aux exigences de remboursement de leurs déposants.

Ces deux facteurs déstabilisants provoquent une volatilité toujours très élevée. L'indice VIX, qui mesure cette dernière, est encore trois plus élevé qu'à l'accoutumée.Face à de telles incertitudes, et pour toutes ces raisons il est difficile à plus de 15% près de  prévoir les niveaux des principaux indices d'actions d'ici à la fin de cette année.

Les banques, pour ainsi dire nationalisées, ne présentent plus le même profil de risque qu'à la fin septembre et les papiers émis par les grandes sociétés non financières offrent toujours des rendements stables.

Les obligations à haut rendement – et aux profils plus risqués – ont vu leur valeur plonger à la mesure de la hausse de l'aversion au risque des marchés et offrent des écarts maximaux à étudier au cas par cas.

Les obligations d'Etat sont des valeurs refugent et corollaire, les rendements sont nettement descendus.

En comparaison, elles apparaissent comme des havres de paix. 

Aux Etats-Unis comme en Europe, les taux resteront bas pendant au moins un an.

Lors des précédentes récessions, les banques centrales ont abaissé les taux de manière agressive comme maintenant, avant de se retirer du jeu pendant plusieurs mois et d'observer l'impact de leur action sur l'économie .

Il faut s'intéresser aux  emprunts des entreprises solidement capitalisées positionnées dans des secteurs défensifs, comme les Nestlé ou Novartis déjà citées, ou une Procter & Gamble au plan international.

Certaines offrent des rendements allant jusqu'à 7 ou 8%.

Les obligations à haut rendement offrent même des écarts de 10 points de pourcentage.

Attention au risque de défaut, qui touche jusqu'à un emprunt sur dix en périodes de crise .

Attention aussi à ne pas prendre des emprunts dont les échéances tombent après 2011-2012.

Le risque de reprise de l'inflation dès ce moment-là sera très réel en raison de la volonté des Etats de se renflouer de leurs massives mises de fonds en faisant tourner la planche à billets.

La crise a porté un discrédit sur  les hedge funds et le private equity.

Les premiers, affichent en moyenne les pires performances depuis des années.

Les seconds n'inspirent plus confiance depuis que les banques lui ont pour ainsi dire fermé l'accès au crédit.

Le moment du retournement de tendance est difficile à révoir précisemment.

Dans le meilleur des cas, il peut intervenir durant les premiers mois de 2009 si les baisses de taux et la fourniture de liquidités en abondance par les autorités monétaires vont restaurer la confiance dans le système financier, faire redémarrer les prêts, les entreprises donnant des indications un peu plus claires quant à leurs profits à venir.

A ce stade, ce n'est pas le cas.

Le risque majeur pour les marchés  plane toujours de voir la récession se creuser et se transformer en une crise similaire à celle connue par le Japon dans les années 90.

 




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